Introduction au feu de bois

Comment obtenir une bonne combustion ? Retrouvez les concepts au centre de la production de chaleur au feu de bois.

  1. Introduction
  2. Comprendre le phénomène de combustion
  3. Que faut-il pour obtenir une combustion complète
  4. La récupération de la chaleur

Introduction

Qui parmi vous se chauffe au feu de bois ?

Si peu de français se chauffent au bois aujourd’hui, malgré un gisement assez important, beaucoup de personnes pensent encore que le feu de bois est synonyme de pollution. Ce qui est en partie vrai : un feu de bois mal géré peut être très polluant. En région Rhône Alpes lors des périodes hivernales, plus de la moitié des émissions de particules fines proviennent du chauffage résidentiel au bois (source : Atmo Auvergne Rhône Alpes).

Une mauvaise combustion du bois soulève deux problèmes :

  • les fumées grises qui s’en dégagent sont pleines de particules qui auraient pu brûler dans de meilleures conditions, c’est du gaspillage de bois et donc d’énergie,
  • ces particules imbrûlées sont également très toxiques et polluantes. 

Pour éviter de gaspiller du bois tout en diminuant les émissions de particules fines dans l’atmosphère, il faut installer un poêle à bois à haut rendement1. Celui-ci dépend de deux facteurs : son foyer, qui dans l’idéal permettra une combustion complète (Cf. parties Comprendre le phénomène de combustion & Que faut-il pour obtenir une combustion complète ), et son système de récupération de la chaleur (Cf. partie La récupération de la chaleur ).

ŋpoêle à bois = ŋfoyer x ŋrécupération de chaleur

Si 1kg de bois sec (20 % d’humidité) contient 4kWh2 d’énergie (un tas de buches représenté ci-dessus), il en faudra un peu plus pour obtenir 4kWh d’énergie finale, car on ne peut créer une machine parfaite (rendement ŋ = 100%). Avec un poêle à bois économe (ŋ = 90%), on aura besoin d’environ 1,1kg de bois pour fournir 4kWh d’énergie, alors qu’avec un poêle en fonte classique (ŋ = 20%), il en faudra 5kg pour fournir la même quantité d’énergie.

1kg de bois sec à 20 % d’humidité (un tas de bûches représenté ci-dessus) contient en moyenne 4kWh2 d’énergie. Mais comme aucune machine ne peut être parfaite, il y a toujours des pertes (bûches noires représentées ci-dessus), il faut donc plus de bois pour obtenir 4kWh d’énergie. Avec un poêle à bois économe (ŋ = 90%), on a besoin de 1,1kg de bois, alors qu’avec un poêle en fonte classique (ŋ = 20%), il en faut 5kg pour fournir la même quantité d’énergie.
Si l’objectif est de diminuer son impact sur l’environnement, on voit combien utiliser des appareils à haut rendement est important. 

Comprendre le phénomène de combustion

Pour obtenir une flamme, il faut réunir trois éléments :

  • Comme nous, le feu a besoin de respirer, il lui faut donc un comburant : le dioxygène, présent dans l’air.
  • Il a aussi besoin de manger, il lui faut donc un combustible, comme le bois par exemple.
  • Et enfin, il lui faut de la chaleur, ou énergie d’activation : il en a besoin pour exister, et en dégage pendant la combustion, c’est une réaction en chaîne.

La combustion du bois suit alors trois grandes étapes :

  • Le séchage, soit l’évaporation de l’humidité contenue dans le bois, pour lui permettre de monter en température.
  • La pyrolyse, c’est à dire la transformation du bois de son état solide à un état gazeux, inflammable sous l’effet de la chaleur. Une partie du bois se transforme plutôt en charbon, qui se pyrolyse à son tour, plus lentement.
  • La combustion, durant laquelle les gaz de bois se mélangent à l’air à une température suffisamment élevée pour créer une flamme. Les atomes de carbone à l’état gazeux se combinent avec le dioxygène (comburant) et forment alors du CO2, invisible et inodore. C’est cette combinaison qui dégage la chaleur recherchée dans le feu.
    À la fin de la combustion, il ne reste que les cendres blanches, partie minérale et incombustible du bois (environ 3%).

Nb : En réalité, ces trois étapes forment une réaction en chaîne : une petite brindille va brûler grâce à l’apport d’une étincelle, cette petite flamme sera alors un apport de chaleur pour les plus grosses brindilles, etc.

On peut donc observer le cycle du carbone qui se produit : en poussant, l’arbre se nourrit de dioxyde de carbone (CO2), pour conserver les atomes de carbone (C) qui constitueront le bois, et dégager du dioxygène (O2) par ses feuilles.3

En brûlant, le bois libère sous forme de dioxyde de carbone (CO2) tout le carbone qu’il a emmagasiné dans sa vie, en recombinant ses atomes de carbone (C) avec le dioxygène (O2), élément de l’air indispensable à la combustion (triangle du feu).

Le cycle carbone du bois est donc nul : il absorbe autant de CO2 dans sa vie qu’il en rejette lors de sa combustion ou de sa décomposition. Il est donc tout à fait normal de rejeter du CO2 lors d’une combustion, ce n’est pas de la pollution, mais juste un cycle naturel.

Attention ! Ce bilan carbone neutre n’est possible à l’échelle globale que si nous laissons au bois le temps de se renouveler ! La combustion de bois doit donc impérativement s’accompagner d’une gestion durable des forêts.

« Ok. Mais alors, pourquoi dit-on toujours qu’un feu de cheminée en ville, ça pollue ? »

Jusque là, c’était la théorie, ou comment se passeraient les choses si tout était parfait. En réalité, on retrouve beaucoup d’éléments polluants que l’on pourrait limiter à la sortie d’une cheminée : du monoxyde de carbone (CO), des particules de carbone pur (C), des oxydes d’azote (Nox), des hydrocarbures, des composés organiques volatils (COV), du méthane (CH4), etc.

Ces particules polluantes et très toxiques prennent la forme de fumée, et de suie.

Un feu non polluant (que l’on désigne aussi de combustion complète),
est donc un feu sans fumées.

Reprenons le triangle du feu : il définit les 3 éléments indispensables à la combustion. Ce triangle doit être parfaitement équilibré pour une bonne combustion.

Par exemple : si l’on ferme la trappe de tirage du poêle avant d’aller se coucher, afin de brûler le bois tout doucement toute la nuit, on créé un déséquilibre dans le triangle du feu.

Le manque de dioxygène va perturber les combinaisons chimiques évoquées plus haut, et il se passera ceci :

Nb : ceci est une explication simplifiée, les réactions chimiques impliquées lors de la combustion étant complexes. Pour les curieux·ses, une explication plus poussée sera bientôt disponible sur ce site.

Que faut-il pour obtenir une combustion complète ?

La recette secrète pour obtenir un feu sans fumée s’appelle la règle des 3 T :

Turbulences + Temps + Température

Si si, c’est très simple : on cherche à réunir les meilleures conditions pour que les gaz de bois (C) et le dioxyène (O2) puissent se mélanger et réagir ensemble de façon complète. Pour cela, il faut créer un maximum de Turbulences, et les laisser assez de Temps à une Température suffisante pour que la réaction se fasse.

C’est un peu comme pour touiller un sucre dans son café : si le café est trop froid, le sucre va mal se dissoudre. Et pour l’aider, on touille avec une cuillère en créant des turbulences, pendant un certain temps.

Concrètement, dans la conception d’un poêle, il faut :

  • Avoir un foyer petit et isolé, pour atteindre des températures élevées là où aura lieu la combustion (~800°C)
  • Favoriser les formes de foyer qui créent des turbulences pour bien mélanger le combustible et le dioxygène (foyer cylindrique en L dans le cas du rocket stove, cf. ci dessous)
  • Faire un foyer (ou cheminée interne) suffisamment haut pour que le combustible et le dioxygène aient le temps de bien réagir ensemble.

On peut aussi ajouter une entrée d’air secondaire, préchauffé par les flammes, qui arrive directement là où a lieu la combustion pour la booster un peu plus. :

Exemple d’un cuiseur à bois type rocket stove

La récupération de la chaleur

Comme précisé dans l’introduction, le rendement d’un poêle à bois est défini par la qualité de son foyer, ainsi que de son système de récupération de la chaleur. En effet, il est inutile de produire de la chaleur efficacement si on la laisse s’échapper par le cheminée avant de s’en servir.

Le foyer détermine la méthode de combustion du bois : rocket stove, poêle à granulés, cheminée, … (Cf. partie Que faut-il pour obtenir une combustion complète)

De cette combustion, réaction chimique qui émet de la chaleur, on cherche à récupérer un maximum d’énergie, de différentes manières : on peut faire passer l’air chaud par un circuit qui réchauffe une masse (banc en terre par exemple), ce sera un poêle de masse. On peut aussi chauffer de l’eau, dans un poêle bouilleur. Ou encore cuisiner, avec un poêle cuiseur, ou cuisinière à bois, etc.

Tout d’abord, voici un petit rappel de quelques principes bien utiles.

Les modes de transmission de chaleur

Il existe 3 manières de transmettre de la chaleur :

Par conduction : la chaleur se transmet par un contact direct, lorsqu’on touche une gamelle chaude par exemple. Un matériau peut être un très bon conducteur thermique (les métaux par exemple), ou plutôt isolant (le bois, la fibre de verre, …).

Par rayonnement : la chaleur se propage en ligne droite, sous forme d’ondes électromagnétiques, jusqu’à être absorbée par un solide, ou réfléchie par un miroir. C’est la chaleur que l’on peut ressentir lorsqu’on reçoit un rayon de soleil par exemple, ou lorsqu’on est face à un feu de cheminée. Il suffit alors d’un obstacle pour ne plus la ressentir. Ce type de transmission de chaleur apporte un grand confort thermique : on peut ressentir une douce chaleur en étant dehors en plein hivers, à -4°C, si on est au soleil.

Par convection : la chaleur se propage grâce à un fluide en mouvement (eau, air). Un feu de cheminée par exemple, va chauffer par rayonnement si on se met devant le feu, mais il chauffera aussi l’air de la pièce. On ressentira cette chaleur malgré les obstacles.

Notes

1. Le rendement d’un appareil (noté ŋ) est le rapport entre ses performances réelles et la performance maximum théorique qu’il pourrait avoir. Une machine parfaite aurait donc un rendement de 100 %, mais cela n’est pas physiquement possible. Pour calculer le rendement total d’une activité (comme chauffer sa maison), il faut multiplier les rendements de toutes ses étapes et appareils.

2. A titre d’exemple, un radiateur électrique consomme environ 1000 Watts. Son utilisation pendant 4 heures nécessite une énergie de 4 kWh.

3. https://www.rts.ch/decouverte/sciences-et-environnement/environnement/4640659-quelle-est-l-origine-du-carbone-sur-terre-.html

Énergie késako : les bases de chez bases.

Ceci est le 1er article d’une série dont le but est de faire découvrir l’énergie en profondeur à tous les publics qui le souhaitent.

Energies renouvelables, innovation, pollution. Transition énergétique. Approvisionnement, réseau, fournisseurs. Indépendance, autoconsommation, production. Réduction, économies, responsabilité. Projets citoyens, EPR, centrales villageoises, smart grids.

Gaz, charbon, nucléaire, éolien, photovoltaïque, biogaz, hydroélectricité…

Ces dernières années tous ces termes, et le sujet qui les rassemble, c’est à dire l’énergie, sont entrés dans le débat public. Évidemment, c’est un sujet qui nous concerne tous, puisque nous consommons de l’énergie au quotidien. Mais il est vrai que depuis la construction de la première centrale nucléaire, l’approvisionnement des « foyers »* en énergie a peu a peu glissé dans le domaine du technique, du scientifique du… mystique. Mais cela change à nouveau, car récemment uniquement affaire de l’État et des spécialistes, c’est aujourd’hui un sujet de discussion chez le boulanger ou sur de nombreux blogs et forums. À en croire les discours, nous sommes donc désormais tous responsables du sujet, ensemble, tels des citoyens avertis et engagés (dans quoi, je ne sais pas trop…). Et ça nous fait une belle jambe.

Ne vous méprenez surtout pas, je suis une grande fan de l’énergie, et je suis hyper contente que tout le monde en parle. En revanche, j’ai quelques réserves sur le fait de « responsabiliser » (lire « culpabiliser ») le consommateur dans le cas particulier des énergies, ce sujet si lourd en technicité et en enjeux. Ce n’est pas que je ne fais pas confiance aux humains pour faire les bons choix. C’est seulement que j’émets des doutes sur les ressources disponibles à Josiane, 80 ans, retraitée de l’enseignement, pour l’aider à se saisir du sujet de la fusion nucléaire ou du chantier de l’EPR (sa petite fille a essayé, mais en fait, Josiane a d’autre préoccupations). Je me permets aussi de compatir avec Laurent, Chef dans la restauration 50 h par semaine et papa de 2 bambins, qui n’a pas encore eu le temps d’épluchez le rapport de Greenpeace sur les fournisseurs d’énergie verte. Non, je ne lui reproche pas d’être toujours chez EDF.

Mais heureusement, plein de personnes ont l’accès aux ressources, le temps et, hum, l’énergie de se pencher sur le sujet. Mon objectif aujourd’hui, c’est donc de fournir aux personnes qui le souhaitent (j’insiste, vous n’êtes pas obligés 🙂 ) les bases de chez bases de ce qu’est l’énergie. Nous verrons jusqu’où cela nous mènera, et ce 100 % garanti sans formule mathématique et sans parler des lois de la thermodynamique. Promis, pas de prérequis !

Ok c’est parti.

Si le matin vous êtes à plat, vous n’avez pas d’énergie, vous… restez au lit. Alors que les jours où vous vous levez plein d’énergie, vous allez… faire des choses !

L’énergie, c’est la capacité à faire.

La capacité à faire, par exemple : avancer son vélo, cuire un gâteau, avancer un bus, un train, ou un bateau, charger son ordinateur ou à laver son linge (en machine, #aint nobody got time for that 1 ).

Si on reprend ces exemples, on peut vite remarquer 2 premières grandes formes que prend d’énergie :

  • On a la capacité à faire avancer le vélo, le bus, train, bateau et faire tourner le tambour de la machine à laver. C’est ce que l’on appelle énergie mécanique.
  • Et la capacité à faire chauffer le four pour cuire un gâteau, et à faire chauffer l’eau pour laver le linge. C’est de l’énergie thermique.

Et puis de la liste il nous reste l’ordinateur. Tout comme le téléphone portable, la box internet, la gamecube et les ampoules, l’énergie en jeu est « spécifiquement électrique ». C’est à dire que pour que ces appareils FASSENT les choses que l’on attend d’eux, ils utilisent directement l’électricité, sans la faire passer par une forme d’énergie listée plus haut.

Pour l’instant, on a donc déjà compris pas mal de choses : l’énergie est la capacité à faire des choses. En fonction de ce que l’on veut faire, il faut l’utiliser sous différentes formes. On peut souvent utiliser l’énergie sous forme de mouvement mécanique, de chaleur thermique, ou d’électricité (liste non exhaustive pour l’instant).

Spoiler alert2 : c’est pas si simple.

Mais vous vous en doutiez. Parce que votre machine à laver, vous ne la branchez pas sur une prise d’énergie mécanique et sur une prise d’énergie thermique. Vous la branchez sur une prise de courant électrique. Facile.

Autre technicité, et pas des moindres : le bus certes avance avec de l’énergie mécanique, mais ce ne sont certainement pas les passagers qui pédalent, c’est bel et bien notre (de plus en plus) cher pétrole stocké dans le réservoir qui est la source d’énergie primaire.

On en arrive donc à deux constats.

Premièrement on peut faire passer de l’énergie d’une forme à une autre, par exemple de l’énergie électrique vers mécanique ou thermique. Et sur ce coup là il n’y a pas à dire, l’électricité a complètement révolutionné le Monde.

Deuxièmement on peut stocker de l’énergie dans de la matière, comme du pétrole mais aussi des batteries, pour l’utiliser plus tard sous différentes formes. C’est ce qu’on appelle l’énergie chimique (car elle est contenue dans des liaisons chimiques à l’échelle de la matière, mais comme je ne suis pas encore prête à faire un cours de chimie couplée à la physique quantique, je ne vais pas développer ici). Et là idem, le charbon puis le pétrole et le gaz ont complètement transformé la société, et la planète en prime (youpiiii).

Vous voyez, c’est pour ça que c’est vraiment passionnant l’énergie.

Je vous propose de faire une pause café ici, parce que même si tout cela paraît très simple, on mérite quand même bien une petite pause pour digérer.

Trust me I’m an engenir ingineer engineer3.

Si vous voulez en savoir plus sur où on trouve l’énergie sur notre planète, vous pouvez lire l’article : Tintin et le temple du soleil, ou pourquoi les Incas étaient énergéticiens.

Si vous voulez en savoir plus sur la conversion de l’énergie d’une forme à une autre et sur l’énergie primaire, je vous propose de lire l’article : L’électrique c’est (peut-être pas si ?) fantastique !

Et puis au passage, si vous souhaitez savoir combien de calories il y a dans une tomate : La calorie, unité énergétique la moins sexy des 40 dernières années.

Vous connaissez le fonctionnement d’un frigo ? Si la réponse est non, je vous invite à lire cet article : Le frigo, invention la plus contre-intuitive de l’histoire.

1. « Personne n’a le temps pour ça » (Référence à un meme historique)

2. « Alerte à la révélation »

3. « Faites moi confiance, je suis ingénnieur ingainieur ingénieur. » (Double référence de la culture populaire sur d’une part une phrase un peu pompeuse des ingénieurs, et d’autre part le fait que peut-être qu’ils savent faire des calculs mais il savent pas toujours écrire correctement) (Je vais forcément vexer des gens dans cette histoire…) (mince.)

Bonne année le Zéphyr !

On en a conscience, souhaiter la bonne année un 18 février, c’est un peu limite… Mais il faut dire que l’on a eu un mois de janvier bien chargé au Zéphyr ! Retour sur les activités qui ont rythmé la vie de l’association.

Stage éolienne à l’INSA Lyon

L’année commence fort avec la fabrication d’une micro-éolienne avec les élèves ingénieurs de l’INSA de Lyon sur le campus de La Doua. Cette éolienne de diamètre 70 cm sera installée en soufflerie pour ensuite être utilisé par les étudiant · e · s lors de travaux pratiques et projets d’étude.

Merci au FabLab Astech et son équipe de nous avoir accueilli pour ce chouette stage ! 🙂

Intervention au Lycée Saint Joseph à Lyon

Nous nous sommes aussi rendus au Lycée Saint Joseph, à Garibaldi, pour une intervention auprès des élèves de terminal en bac pro génie énergétique. Ce fut l’occasion pour nous de ressortir quelques supports que nous avions proposé le 26 novembre dernier lors d’une conférence présentée à l’Alternatibar sur l’énergie.

Stage fabrication de cuiseurs Rocket

Nous finissons le mois en beauté ! Du 30 janvier au 2 février, nous avons proposé un stage de fabrication de cuiseurs Rocket aux ateliers Ikona.

Au programme : récupération de bidons pour fabriquer 2 cuiseurs qui accueillent des gamelles de 30 L pour cuisiner pour un grand nombre au feu de bois avec de très bons rendements. L’association est donc maintenant en possession d’un tel cuiseur ! Hâte de l’utiliser sur de prochains événements. Quelques photos de ce stage fort sympathiques :

Merci aux stagiaires et leur enthousiasme, aux Ateliers Ikona pour leur accueil, c’était top !

En parallèle de tout ça, nous avons continuer à proposer régulièrement des initiations soudures à l’arc qui ont été un succès.

Et la suite…

…risque d’être tout aussi chargée ! Plusieurs ateliers et formations viennent de sortir sur le site, n’hésitez pas à le parcourir !

Retour en images sur le Week-End de fabrication de Tank Drum

Le 16 et 17 novembre nous étions aux Ateliers Ikona pour animer un atelier de fabrication de tank drum. Fait à partir d’une bouteille de gaz, cet instrument permet de se rapprocher un peu plus de Boudha lorsqu’on en joue avec un air inspiré.
8 participant·e·s sont venu construire leur propre tank drum. Au programme, de la découpe, de la meuleuse et de la soudure pour s’initier au travail du métal. Le résultat est réussi ! Retour en image sur ces 2 jours quelque peu bruyants…

Merci à Sam pour la vidéo !

Grandes étapes de fabrication :

  • Dévisser la tête de la bouteille de gaz avec un bras de levier
  • Remplir la bouteille d’eau pour chasser tout le gaz qui pourrait y rester
  • Découper à la meuleuse les 2 parties arrondi de la bouteille, ainsi qu’autour du pas de vis
  • Soudure des 2 parties arrondies
  • Découpe à la scie sauteuse des touches ; amorce à la meuleuse
  • Accordage du tank drum à l’aide d’un mange-lame et d’un accordeur

Retour plus détaillé sur le four à pain rocket 1.0 de Paul

Comme nous l’avons mentionné dans un article précédent, un four à pain rocket a été réalisé au début de l’été par une petite équipe de 4-5 personnes. Conçu par Paul Jarreau et inspiré par le modèle de l’atelier paysan, ce four a été construit dans le cadre du Karnaval Humanitaire avec l’aide (technique et matérielle) des enseignants de l’INSA. Retour sur cette expérience…

Ce projet est sous « Licence publique Creative Commons Attribution – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International ».

N’hésitez pas à ajouter vos commentaires en bas de la page pour nous aider à avancer !

Temps de construction : 5x8h à 4 personnes (dont une partie novice en travail du métal)
Outillage : cisaille, cintreuse, plieuse, découpe plasma, perçeuse à colonne (cette première partie a été réalisée dans les ateliers FIMITECH grâce à leurs merveilleuses machines)
poste à souder (à l’arc)
Prix indicatif des matériaux : 200 euros

Un poêle rocket cuiseur avait été réalisé lors de l’édition 2018 du Karnaval Hummanitaire, le four a été conçu pour s’adapter à ce foyer rocket, les cotes ne sont donc pas toujours optimisées. L’aspect modulable est très intéressant (le poêle peut encore servir de cuiseur, ET de four à pain/pizza), il est plus facile à transporter.

Le four est posé sur le socle (démontable). Une double paroie étanche réalisée avec des tôles d’acier cintrées, pliées, puis soudées, permet aux fumées de ne pas passer dans l’enceinte de cuisson (photo à droite). La porte est isolée avec de la laine de roche dans une double paroie en acier, et équipée d’un thermomètre.

Une couche d’isolant (laine de roche) est ensuite posée tout autour de cette double paroie, et protégée par une dernière paroie en tôle en alu de recup (photo à gauche).

Four fini, testé lors des rencontres pyromaniaques à Langogne.

Résultats et pistes d’améliorations…

Le four a globalement très bien fonctionné. Il atteint une température de 250°C en moins de 40min. La plupart des cotes ont été déterminées à partir de pièces de récup, elles pourraient être optimisées pour une plus grande efficacité, avant d’être diffusées plus largement.

• La construction nécessite des machines sophistiquées (cintreuse, plieuse, découpe laser) donc reste peu accessible (ou très difficile).
• Un foyer pourrait être redimensionné pour être parfaitement ajusté aux dimensions du four (sauf si l’on souhaite garder l’aspect polyvalent).
• Le conduit du foyer (A5 sur les plans) est légèrement trop court (pour pouvoir glisser le rocket sous le four). Les flammes débouchent donc sur la plaque A4.2 et la chauffent au rouge, ce qui provoque des déformations sur cette pièce non démontable. Trouver un moyen pour les faire déboucher 2cm plus haut résolverait ce problème (ou prévoir un trou sur la plaque A4.2 un peu plus grand).
La laine de roche qui isole le haut du foyer (A5) s’endommage rapidement, elle pourrait être remplacée par de la vermiculite.
• La chambre de combustion chauffe trop lentement : ne pas mettre de plaque d’acier (A1.5), poser les briques réfractaires directement sur le déflecteur.
• Problème d’étancheité de la chambre alimentaire : ajouter un joint céramique tout autour de la porte (fait!).
• Apparition de rouille à l’intérieur et sur la porte : culoter la tôle à l’huile de friture (fait!)
• Les fumées s’échappent trop rapidement et n’ont pas le temps d’échanger leur chaleur avec l’enceinte de cuisson. Possibilité d’ajouter une chicane et créer un labyrinthe pour ralentir la sortie des fumées (dans un canal en tube 30×3).
• La jonction entre la tôle extérieure en alu et la cheminée n’est pas bien étanche : découper un fond de plat en silicone plus petit que la cheminée et entourer la cheminée avec, pour plus d’étanchéité (fait!).


Le four à pain de Oxalis, un modèle inspirant

Nous avons pu rencontrer les membres de l’association Oxalis lors des rencontres Pyromaniak en juillet dernier, leur modèle de four nous a bien plu…

Plus simple à construire car pas besoin de machines complexes, beaucoup de récup… et une excellente performance !

Une belle inspiration pour un modèle 2.0… Qui souhaite nous rejoindre pour bricoler ?

Un été bien rempli

Stages, chantiers participatifs et autres bricolages… L’été 2019 a été propices à de nombreuses activités ! Retour en images sur les événements auxquels nous avons participés.

MAI

Nous avons participé le 26 mai aux rencontres portes ouvertes d’Oïkos. Basée à La Tour-de-Salvagny, cette association promeut depuis 1991 la construction et la rénovation écologique à travers l’information, la formation et l’éducation. L’auto-construction et le faire soi-même est régulièrement mise en avant par la structure et nous on aime ça !

On s’est déplacé à l’éco-lieu où est aussi installée l’association Arthropologia qui mène des actions militantes en faveur des insectes. Avec une petite éolienne et un poêle rocket, nous avons pu proposer du thé au feu de bois. De chouettes discussions et prises de contact et un soleil bien présent nous ont permis de revenir très satisfaits de cette journée.

Retour en image sur le site d’Oïkos

Le 15 mai, nous avons présenté à YouFactory une conférence autour du petit éolien auto-construit.

Lors d’une session assez complète, nous avons présenté en détail le modèle Piggott, son installation sur mât haubané, en site isolé ou raccordé au réseau.

Nous avons aussi participé en mai à la fabrication d’une extension de poêle rocket dans les locaux du Karnaval Humanitaire. L’objectif était d’ajouter une pièce à un cuiseur rocket existant pour pouvoir l’utiliser en four à pain/pizza. Les plans ont été conçus pour s’adapter au poêle existant ainsi qu’aux diverses pièces disponibles en récup. Une après-midi dans les ateliers de fabrication de l’INSA de Lyon a été nécessaire pour travailler certaines pièces : découpe plasma, pliage, cintrage… le résultat vaut le détour !
Le four fonctionne bien et a déjà été utilisé plusieurs fois par l’association du Karnaval ainsi que le Doua Vert, le jardin partagé du campus. Il est même parti sur les routes jusqu’à Langogne pour se montrer aux rencontres pyromaniaques (voir ci-dessous).

JUIN

Le week-end du 8 – 9 juin a vu l’installation de la première éolienne construite par l’Atelier du Zéphyr ! Pour la fin du stage que nous avions effectué au Générateur 9, nous avons monté l’éolienne diamètre 1m20 de façon temporaire. Certain.e.s l’ont même vu tourner ! Mais le peu de vent sur le week-end lui ont valu le surnom de la Timide.

Nous avons aussi effectué avec les stagiaires la maintenance d’une éolienne 2m40 sur place. Ce fut un très bon week-end pour clôturer ce stage.

Le week-end du 15-16 juin était l’occasion d’expérimenter ! Dans les locaux de l’association Crew D’Secours, à Montloup, nous avons fabriqué des panneaux solaires thermiques.

Cette association a récemment fait l’acquisition d’un corps de ferme à rénover dans le but pour ses adhérent.e.s de se former à l’éco-rénovation et dans un futur plus lointain organiser des activités culturelles.

Nous avons testé trois modèles :

  • L’un basé sur le modèle de Riké, documenté sur le site du Low Tech Lab
  • L’un utilisant des récups de radiateur plat
  • Le dernier en utilisant des tubes de cuivre assemblés en échelle

L’un d’eux a été installé et a permis aux membres de l’association de prendre des douches chaudes pendant les chantiers estivaux. De notre côté on espère pouvoir proposer prochainement des stages pour en fabriquer !

JUILLET – AOUT

Rencontres Pyromaniaques à Langogne

En juillet, nous sommes allés aux Rencontres Pyromaniaques organisées par l’association Feu Follet. On souhaitait en apprendre plus sur ces fameux poêles Rockets à combustion complète… On a été servis ! Il y avait des poêles cuiseurs, des fours, des chauffe eau, même un distillateur. Le four à pain que nous avions aidé à fabriquer en mai s’est joint à la fête. Nous avons aussi proposé sur place un atelier de fabrication d’une petite génératrice Piggott pour des projets de génération d’électricité avec de la vapeur. Affaire à suivre…

Stage éolien en Belgique

Enfin, notre été se termine par un stage de fabrication d’une éolienne 3m60 à Annevoie en Belgique. Ce fut l’un des premiers gros chantiers de l’association : 14 stagiaires ont participé à la fabrication et l’installation de cette éolienne à l’issue du stage.

Et maintenant ?

L’été se termine et on programme notre année : stages, ateliers, initiations et formations. Restez connecté.e.s, on vous prépare plein de choses.

Vous souhaitez organiser une formation ? Contactez-nous !

Test de notre parabole solaire

Le samedi 23 mai, nous étions à Mornant pour tester notre nouvelle parabole solaire !
Une belle journée pour tester la mise en oeuvre de 2 fours solaires (et il en existe bien d’autres formats).
L’un compact est plutôt adapté pour de la cuisson lente et ressemble davantage à un four traditionnel – Fabriqué par Emmanuel selon le modèle IDcook. Le notre, sur les plans conçus par Alter’eco30 de forme parabolique permet une température plus élevée pour une cuisson plus proche du rissolage (genre ratatouille). On a pu constater que le transport et la manutention de la parabole sont tout de même peu simples dus à sa grande dimension ! On planche dès maintenant sur un modèle un peu plus démontable..

Bientôt les résultats de cette journée de tests sous forme de calculs de performance ! 🙂

Stage éolien au Générateur 9

Stage éolien au Générateur 9

Depuis le 9 février, on s’active un samedi par mois au Générateur 9 à Vaise. Dans quel but ? La fabrication d’une éolienne !

Il est 9h du matin, la ville est encore calme et pourtant, un petit groupe de cyclistes et de piétons éparpillés se dirige vers les locaux du Générateur 9, à Vaise. Aujourd’hui commence le premier stage de construction d’éolienne organisé par l’Atelier du Zéphyr !

La journée démarre dans la bonne humeur et la convivialité. Une équipe de 15 personnes s’active ; ça meule, ça soude, ça rabote, ça calcule. En 5 jours, cet atelier verra naître une petite éolienne, fruit d’une énergie collective et de joyeux échanges de savoir-faire.

Conçue par l’écossais Hugh Piggott, testée et approuvée par plusieurs centaines de personnes en France et dans le monde, ce modèle d’éolienne montre des rendements très proches de l’industrie, pour un coût 2 à 3 fois moins élevé. Et car le vent peut souvent être violent, elle doit être à toute épreuve. C’est là la clef de son succès : une machine auto-construite fonctionne mieux et plus longtemps, tout simplement parce que la personne qui la construit est capable de la comprendre, de l’entretenir et de la réparer.

Pour cette belle équipe, composée autant de néophytes que de bricoleuses et bricoleurs averti·e·s, ce stage est l’occasion de (re)découvrir de manière atypique des savoir-faire artisanaux. Un peu de théorie mais surtout beaucoup de pratique, on se réapproprie peu à peu des notions sur l’énergie, l’électricité, le travail manuel. C’est tout un art ! Sculpter les pales dans un morceau de cèdre, souder toute la structure en acier, construire une génératrice à partir de cuivre et d’aimants… un soupçon d’ingéniosité, de créativité, une bonne dose d’entre-aide, le tout enrobé d’échanges de compétences. Chacun apprend des autres, et c’est ce qui rend cette éolienne unique.

On vient pour un moment convivial, mais surtout pour prendre le temps de repenser nos modes de vie. Car mettre en place sa propre production d’énergie, c’est prendre conscience de ce que l’on est capable de produire, et ainsi adapter sa consommation d’électricité au quotidien. Cela force à être attentifs à nos ressources énergétiques et à consommer de manière responsable.

Stage de construction d’un cuiseur solaire parabolique au Karnaval Humanitaire

Cuiseur solaire parabolique en action

Cuisiner avec le soleil, quelle bonne idée !
Avides de nouvelles expériences, l’Atelier du Zéphyr a proposé cette année un stage d’auto-construction d’un cuiseur solaire. Il s’est déroulé les 25, 26 et 27 mars 2019 pendant le festival du Karnaval Humanitaire.

Durant trois jours de stages, 6 participant.e.s ont eu l’occasion d’apprendre de se former au travail du bois et du métal en construisant un cuiseur solaire parabolique.

Le résultat : un cuiseur fonctionnel que nous avons eu le loisir de tester par la suite pendant le festival. Ce cuiseur solaire permet de cuisiner par jour de beau temps, un grand plat en une heure environ. Il permet donc une réelle économie d’énergie toute une partie de l’année.

Vous êtes intéressé.e par ce type de projet ? N’hésitez pas à nous contacter !