Carnet de labo : Les 5ᵉ rencontres Pyromaniakes et les rencontres informelles de la cuisson solaire (1/4) : Informations générales

Exemple analyse combustion Minimasse

Voici le premier d’une série de 4 articles sur des analyses de combustion aux 5eme rencontres Pyromaniakes 2026. Ce sont des articles assez denses et techniques. Je ne suis pas laborantin spécialisé en analyse de combustion : des imprécision et erreurs peuvent être présentes.

Contexte

En 2026 et plus exactement la semaine du 13 au 19 avril ont eu lieu les 5èmes Rencontres Pyromaniakes organisées par le réseau Feu Follet : des acteur.ice.s de l’autoconstruction et du feu de bois (dont nous faisons partie et qui sont en quelques sorte nos mentors du rocket 🙂 ) .

De plus, cette année la rencontre était double car, a nos pyromanes préféré.e.s, venait se rajouter des adeptes de la cuisson solaire et leurs multiples paraboles et fours helioréactifs !

Pour plus d’images / retours de ces rencontres d’anthologie :

  • Une petite série en 5 épisodes a été publié dans un article sur notre site et sur nos réseaux.
  • Une sélection de photos de David Szumilo (Du soleil dans nos assiettes ) : ICI
  • Une vidéo reportage de Vivre Low Tech a venir sur YouTube

Voila pour le contexte des Pyromaniakes mais quelle rapport avec un labo ?

Le labo des Pyro Kesako ?

Comme vous le savez peut être si vous nous suivez sur les réseaux, l’Atelier du Zéphyr est contributeur de la fondation Agir Low tech sur le projet Minimasse . Cela fait donc maintenant plus de 2 ans que nous participons activement au développement de ce petit poêle de masse pour habitat entre 40 et 80m2 . Dans le cadre de ce développement nous avons participé a plusieurs sessions d’analyse de gaz de combustions dans les locaux de l’AFPMA du Lycée des métiers du bâtiment de Felletin dans le but d’améliorer la conception du Minimasse pour optimiser ses performances ( combustion, rendement …).

De ces analyses de combustion récurrentes sur le Minimasse nous est venue une envie : mesurer et analyser les rejets de combustion des poêles rockets (par exemple notre four a pizza Oxalis) pour pouvoir confirmer le savoir empirique (pas de fumée visible , peu de bois utilisé, conduit pas encrassé) avec des données chiffrés . De plus, quel meilleur endroit que les Rencontres Pyromaniakes pour effectuer ces mesures ? C’est surement l’endroit ou la concentrations de rockets est la plus importante de France !

Et nous voilà donc partis pour quantifier et analyser les gaz de combustion de poêles rocket présent sur ces 5èmes Rencontres.

Le cadre des mesures

Le matériel

Pour réaliser ces analyse nous utiliserons un analyseur de combustion ECOM EN2 avec pot barboteur. Cet appareil permet de mesure l’oxygène (O2), le dioxyde de carbone (CO2), la température des fumées, la température de l’air ambiant, les oxyde d’azote (NOx) et le monoxyde de carbone (CO).
A noter que les sondes sont fragiles et s’usent. On ne les met donc pas en contact avec les fumées quand on dépasse 5000 mg/Nm3 de CO : on ne prends pas les données des 30s après allumage et si le pic est franchi lors d’une flambée on retire la sonde.

Nous utilisons également un humidimètre basique pour mesure l’humidité du bois (DrMeter MD812), un thermomètre laser (Fluke 62 MAX+), une balance 10kg +-5g , un mètre ruban, un crayon et des feuilles volantes pour noter le déroulé des flambées car pas de réseau sur le lieu des rencontres. 😁

Quels rockets mesure t’on ?

On a pas pu mesurer tout les poêles rockets présents aux Rencontres Pyro. Les mesures on été effectuées principalement a la demande des participant.e.s. On a donc des cuiseurs oxalis (avec différentes interfaces : pasteurisateur, wok, four a pizza, friteuse a churros), des cuiseurs a pellets (DSDNA), un four à poterie rocket en L, un rocket en L, un four a pain batchrocket, une plancha (Ojaf).

Quel indicateur ?

L’indicateur principal que nous regarderont pour estimer la qualité de la combustion est le monoxyde de carbone (CO). Il s’agit en effet d’un indicateur assez « simple » à mesurer et qui donne un ordre d’idée de la qualité de la combustion. Bien sûr, cet indicateur est limité (comme tout les indicateur) et sujet à biais : bas monoxyde de carbone (CO) ne veut pas forcement dire bonne combustion mais dans la plupart des cas cela se vérifie.

Plus d’info sur la combustion : https://atelierduzephyr.org/ressources/introduction-au-feu-de-bois/

A noter que le CO sera affiché ici en mg/Nm31 c’est a dire la masse de monoxyde de carbone dans un m3 de fumée à 20° et 1 atm.

Le protocole de mesure (que mesure t’on et comment ?)

Ensuite, une fois que l’on sait quel matos on utilise et sur quoi, il faut réfléchir à comment l’utiliser…

Lorsque l’on instrumente un poêle de masse, les mesures sont prises selon la norme EN152502 . Cette norme détaille le cadre de la prise de mesure. Par exemple, les mesures de CO sont effectuées entre le passage au dessus de 4% de CO2 (CO2 = bois qui brûle et on considère qu’a 4% le feu a bien démarré) et le passage en dessous de 4% de CO2 et pendant la mesure on n’ouvre pas la porte et on n’intervient pas sur le feu.

Or il n’existe pas de norme pour les poêles rockets (allez y l’AFNOR on vous attends 😜 ) et celle des poêles de masse n’est pas forcément adaptée : sur un rocket on remet du bois en continu et la plupart des poêles rocket avec des taux de CO2 très bas3 (certain son quasiment toujours en dessous de 4%) donc prendre les mesures que entre les 4% c’est pas très pertinent…

De même, sur un poêle de masse on mesure pendant toute une flambée mais sur un poêle rocket a quoi correspond une flambée ?

Bref, plein de réflexions théoriques et de jus de cerveaux. 🤯

Du coup, pour avoir une base permettant de comparer les résultats, j’ai fixé arbitrairement un cadre d’analyse de donnée :

  • Les mesures sont prises entre le passage au dessus et en dessous de 2% de CO24 : ça nous permet d’avoir une meilleurs vision sur ces poêles avec un gros excès d’air (en contrepartie on pénalise notre moyenne de CO car la fin et le début d’une flambée sont souvent les moins bonnes au niveau des rejets5). Sur les courbes la zone de mesure sera représenté par 2 traits pointillé rose.
  • La mesure se déroule sur un usage habituel du poêle : par exemple pour le four on considère une cuisson de cookies et on prends la mesure de l’allumage6 jusqu’à la fin de la cuisson, pour le four a pain on est sur une cuisson de pain + brioche + fougasse, pour le wok sur faire bouillir de l’eau pour des pâtes… Cela rend moins pratique pour comparer les courbes entre elle mais cela donne un aperçu de l’usage réel des rockets7
  • On prend des notes avec le déroulé de la flambée : quand rajoute-t-on du bois ? Observations de signes visuels importants (fumée noir par exemple) …
  • On prends un maximum de donnée autour du poêle 8 : longueur du conduit, température du foyer, température ambiante, quantité de bois brulé, humidité et essence du bois brulé, géométrie du foyer du rocket.

Traitement des données :

Ordre de grandeur

Mais a quoi peut on comparer ces données ? Bonne combustion, kesako ? On va s’appuyer sur la norme EN 15250 (poêle de masse) et le label Flamme Verte (tout poêle).

  • La EN 15250 dit que pour les poêle de masse il faut, en moyenne sur la flambée, un rendement supérieur a 70% et un taux de CO inférieur a 3750 mg/Nm3.
  • Le label Flamme Verte dit notamment9 que pour obtenir le label il faut un rendement de 75%10 et un taux de CO inférieur a 1500mg/Nm3

Donc en partant des ces 2 référentiels on va se dire que si on est en dessous des seuil de la EN 15250 notre combustion est bonne et que si on est en dessous de ceux du Flamme Verte elle est très bonne 🙃

Limites

Comme toute étude il y a des limites / imprécisions / flous / données manquantes. Voici celles que j’ai identifiées :

  • Cet appareil ne mesure pas les particule fines et les COV ( il en existe mais le prix augmente drastiquement) nous ne sommes donc pas en capacité d’analyser les dégagement de particule fine (PM 2.5 et PM10) et de COV des rocket. Pour pouvoir comparer avec le label flamme verte il nous faudrait ces valeurs.11
  • J’ai choisis de ne pas mettre les NOx sur les graphiques pour plus de clarté . Néanmoins les valeurs semblent en dessous des seuils. 12
  • Le rendement affiché par l’appareil est une approximation du rendement de la norme EN 15250. 13
  • Sur chaque rocket, une seul prise de mesure a été faite et par tout le temps la même personne : j’ai donc pu faire des erreurs ou avoir de la chance dans mes prises de mesure.

Courbes

Et elle sont ou ces données ? Dans le prochain article ! De quoi vous faire saliver un peu 😉

Remerciements

Et ces données ont pu être récolté notamment grâce à :

  • Agir Low Tech qui a accepté de louer l’analyseur de combustion ( car ça coute environ 2500 euros à l’achat… )
  • Ojaf pour avoir fournis la tente qui a hébergé le labo pendant la semaine, son humidimètre et ses bras pour déplacer des rockets.
  • L’organisation des Pyromaniakes pour avoir soutenu et financé le projet.
  • Les participant.e.s qui sont venu me solliciter et qui ont accepté de percer des trous dans leur conduits de poêles 😅 (pour placer la sonde)
Photo rencontres Pyromaniak 2026 rocket low tech présentation
Petite photo de l’allée des rocket des Pyros à Arlanc pendant que l’on fend du bois .
  1. Normo m3 ↩︎
  2. Les normes sont payantes et d’usage privées je ne peux donc pas vous mettre la source (ou alors sa vous coutera 400 euros ! 😆) ↩︎
  3. Point technique : Les rockets fonctionnent en excès d’air, c’est à dire que l’on injecte beaucoup d’air dans le foyer ce qui permet aussi d’optimiser les interaction gazeuses et donc favoriser la combustion. Mais du coup seulement une petite portion de cet air injecté en excès est transformé en CO2. Donc dans les fumées il nous reste beaucoup d’O2 et peu de CO2 . Et donc sur certain on ne monte pas au dessus de 4%. ↩︎
  4. Petite correction après relecture de la norme EN 15250 le cas des gros excès d’air est prévu : il faut prendre les seuil a 25% du max de CO2. Je trouve ça pas pratique car du coup les seuils varient en fonction des rockets. Donc on reste sur 2%. ↩︎
  5. En effet, à l’allumage, foyer froid et pas de tirage = combustion pas top et à la fin, foyer sans combustible avec braise qui réduisent doucement et beaucoup d’air frais qui arrive car tirage fort = pas top non plus ↩︎
  6. Il y a eu quelques raté ou je suis arrivé trop tard avec mon appareil ↩︎
  7. Contrairement a la norme EN 15250 qui sert surtout à comparer les poêles entre eux et ne rend pas compte de l’usage chez des utilisateur.ice.s (tirage forcé a 12Pa par ventilateur par exemple) ↩︎
  8. Je confesse qu’il m’est arrivé d’en oublier une partie… ↩︎
  9. Elle dit aussi plein d’autre choses, j’en parle dans limites. ↩︎
  10. Ou plus exactement un ETAS supérieur a 65% : https://www.flammeverte.org/flamme-verte/le-label-flamme-verte ↩︎
  11. La quantité de cendre présent en fin de flambée semble indique des performance moindre en particule fine. Mais ce n’est qu’une hypothèse. Et surement rien a voir avec le fait de laisser un poêle a bois tourner au ralenti toute la nuit : https://www.ecolowtech.fr/blog/charger-son-poele-a-bois-arrivees-air-au-minimum-ou-passer-la-nuita-conduire-un-vieux-diesel/ ↩︎
  12. Vous souhaitez vérifier ? contactez-nous et je vous envoie les données brutes ↩︎
  13. De plus le rendement de la norme est lui même un calcul qui se contente de soustraire les pertes des fumées (température fumée et imbrulés) au rendement théorique de 100%. Ce calcul ne prend donc pas en compte les pertes de chaleur en dehors de la flambée ( une fois que le poêle est éteint une partie de la chaleur continue à s’évacuer par la cheminée) et il ne prends pas non plus en compte pour un rocket les pertes thermiques du foyer et de l’interface qui ne servent a rien a part réchauffer les jambes du cuistot :). ↩︎

Trouvailles et expériences : le rocket bouilleur de Laurent

rocket bouilleur photo prototype laurent expérimentation low tech CC BY SA NC

A l’Atelier du Zéphyr on reçoit plein de mail, souvent des demandes de renseignements, de partenariat, des questions techniques de personnes qui veulent juste savoir un détail sur un four a pizza par ex et qui finisse par nous envoyer un mail avec 30 questions ou bien par venir participer a une formation 🙂

Et de façon beaucoup plus rare on a des mails ou les personnes souhaitent nous partager leurs expérimentations / retour d’expérience : c’est le cas de Laurent qui a rédigé le texte qui va suivre. Un grand merci a lui d’avoir pris le temps de partager son expérimentation , j’espère qu’elle pourra servir de base de travail a d’autre personne.

Ce genre de publication aurait plus de sens dans un forum dédié au rocket, c’est un travail en cours au Zéphyr mais qui n’as pour l’instant pas abouti . Nous vous tiendrons au courant quand ce projet verra le jour.

A noter qu’il s’agit d’un prototype et de retour d’expérience sur le court terme, et pas du tout d’une solution clé en main et qu’a l’Atelier du Zéphyr nous ne sommes pas sachant sur les systèmes de poêles bouilleurs. L’expérimentation avec du feu de bois et de l’eau sous pression comporte des risques importants, l’Atelier du Zéphyr ne recommande pas l’autoconstruction de ce genre de système aux personnes néophyte qui risque de ne pas prendre toute les précautions nécessaires. Si vous ne voulez pas prendre de risques utilisez des solutions techniques installé par des professionnel et sous assurance décennales.

Ce texte est a but informatif et ni l’Atelier du Zéphyr ni Laurent ne serait être tenu responsable des tentatives de répliquer cette expérimentation chez vous.

Le texte a été écrit par Laurent, j’en ai fait la relecture et ai rajouté mes remarques en bleu. Bonne lecture !

Je suis Laurent, autoentrepreneur ferronnier d’art dans les Landes.
A temps perdu, j’ai fabriqué un rocket stove bouilleur que j’ai fait évoluer pendant plusieurs saisons de chauffe.
Vous trouverez ci-dessous une description au cas ou vous ayez envie de vous en inspirer ou de participer à son développement qui n’est pas achevé.
Je reste à l’écoute des éventuelles questions, remarques, propositions de collaboration. C’est la première fois que je fais un retour d’expérience sur mes travaux.

Le contexte

La chaudière à gaz murale qui était en place lors de l’achat de la maison en 2017 est tombée en panne. Elle produisait l’ECS (eau chaude sanitaire) et alimentait aussi les 9 radiateurs de la maison. Dans un premier temps, j’ai supprimé cette chaudière et installé un petit cumulus électrique pour fournir l’ECS ainsi qu‘un poêle à bois dans le salon pour chauffer la maison l’hiver. La maison est de plain pied et mesure 150m². Avec une seule source de chaleur, quand la température extérieur baisse, les pièces éloignées du poêle sont froides. Pour remédier à cela, au moins ponctuellement, j’ai décidé de fabriquer un rocket stove bouilleur, de le raccorder à l’installation de chauffage centrale existante et ainsi chauffer chaque pièce par l’intermédiaire des radiateurs.

En 2021, j’ai participé à un atelier rocket stove de cuisine organisé par l’association « l’Atelier du zéphyr » à la ferme de la Maladière (42) pour affiner mon projet.

Les choix techniques

Pour des raisons de sécurité, j’ai préféré installer le rocket stove bouilleur à l’extérieur de la maison (juste en face du trou dans le mur qui servait à l’évacuation des fumées de l’ancienne chaudière à gaz). Cela m’a permis d’accéder facilement à la tuyauterie existante du chauffage central depuis l’extérieur.
Le rocket chauffe un récipient en inox plein d’eau. Un serpentin est placé dans le récipient d’eau chaude. Il prend les calories de cette eau et les communique au circuit des radiateurs par l’intermédiaire de 2 tuyaux souples.
La cuve agit comme un petit ballon tampon. C’est un choix technique qui évite l’ébullition directe dans les radiateurs.
En raison du manque de place, de moyens et de temps, j’ai décidé de me passer de ballon de stockage d’eau chaude et de tout asservissement.
Pour valider la faisabilité de ce projet j’ai fait le choix de construire un premier petit rocket stove bouilleur avec les matériaux que j’avais à ma disposition. Dans un second temps, j’en ai fabriqué un deuxième sur les bases du prototype, plus grand dont la puissance convenait mieux à mon utilisation.

Le rocket stove bouilleur « N°1 » ou « le prototype » en tube carré de 120mm

Les photos correspondent à la version définitive du prototype qui n’a cessé d’évoluer.
Le corps du rocket stove prototype est fait avec du tube carré de 120mm, pour le reste j’ai utilisé des bidons et des bouteilles de gaz.
La cuve inox a une contenance de 70 litres.
La partie basse du tube vertical est isolée avec de la cendre de bois visible sur les photos.
Dans la mesure du possible, j’ai conservé le même section (ou légèrement croissante) pour le passage de l’air depuis l’entrée primaire jusqu’au tuyau d’évacuation des fumées.
Il y a deux entées d’air, la primaire ou est logé le cendrier et la secondaire, placée sur le côté droit du tube (quand on se trouve devant l’entrée d’air primaire) horizontal carré.
Le cendrier qui occupe toute la longueur du tube horizontal et aussi toute sa hauteur permet :

  • de protéger le tube horizontal, au moins partiellement, de la corrosion due aux cycles hautes températures, refroidissement.
  • de faciliter l’entretien. Il récolte toutes les cendres issues de la combustion (et les liens de fil de fer des fagots, lire la suite pour comprendre…).

Dès les premiers essais, j’ai vu que la puissance et l’autonomie en combustible étaient faibles. J’ai apporté deux modifications au prototype pour tenter d’y pallier :

  • Allongement du tube de chargement ce qui augmente de façon proportionnelle l’autonomie (les deux tubes de chargement mesurent 65 et 100 cm)
    D’après mon expérience, il n’y a pas de limite à la longueur du tube de chargement, il pourrait mesurer 3 mètre par exemple et contenir, une dizaine de fagots de 30cm empilés les uns sur les autres. (je conseil néanmoins d’éviter les amenées de bois trop grande , le risque , notamment en cas de bouchon peu étanche ou de percement d’usure des tubes étant la trop forte montée en température de l’amené de bois suivi d’une combustion du bois en attente) Il y a seulement deux précautions à prendre :
    • placer un bouchon étanche en bout de tube pour éviter que le tube de chargement ne se transforme en cheminée et la cheminée en entrée d’air. Le bouchon est retiré seulement le temps du chargement des fagots (A noter que pour qu’un bouchon soit relativement étanche il faut utiliser un joint en laine céramique car un contact métal contre métal suffit rarement )
    • faire des fagots de bois liés avec des fils de fer .Pour assurer la combustion, les fagots de bois doivent descendre par gravité. Hors ils sont soumis dans le haut du tube de chargement à la chaleur et a une très forte humidité (présence de vapeur d’eau). Les liens en métal contiennent le gonflement naturel des fagots évitant leur coincement dans le tube. Les fagots ne brûlent pas dans le tube de chargement car il n’y a pas d’oxygène, par contre quand ils descendent au niveau du foyer, là ils sont en présence d’oxygène (apporté par l’arrivée d’air primaire) et se consument.
  • ajout d’un deuxième tube d’alimentation pour augmenter la puissance de chauffe. A priori la puissance est doublée (à vérifier par des mesures) avec ce deuxième tube. Pour cela des fagots doivent être présents dans les deux tubes simultanément, bien entendu. À priori, un troisième tube d’alimentation serait envisageable, je ne l’ai pas expérimenté. Je présent tout de même que l’ajout d’un troisième tubes de chargement pourrait avoir des conséquences indésirables :
    • forte concentration de chaleur dans le foyer donc usure prématurée
    • le rendement pourrait chuter dans un foyer étalé sur 60cm de longueur (3 tubes parallèles de 18 cm avec un petit espace entre chaque tube). Les gaz produits par la combustion du bois placé dans le tube le plus près de l’entrée primaire pourrait être brûlés dans la partie du foyer la plus éloignée de l’entrée d’air primaire. Ce n’est pas ce qui est recherché, dans le fonctionnement du rocket stove, on cherche, au contraire, à dissocier le combustion du bois (dans le foyer) de celle des gaz (dans le tube vertical) (pas totalement exact car cela dépend des géométries / conceptions). De plus, pour favoriser la combustion des gaz, dans le tube vertical, on apporte de l’air par l’intermédiaire de l’arrivée d’air secondaire (qui plus est, en créant le maximum de turbulences pour bien le mélanger aux gaz afin d’assurer les conditions d’une bonne combustion). Ces conditions sont garantes du rendement élevé d’un rocket, elles ne seraient peut être pas réunies si une partie des gaz était brûlée dans le foyer en même temps que le bois et sans apport d’air secondaire.

On peut aussi imaginer, pour un développement à venir, que le deuxième ou le troisième tube puissent être utilisés non pour doubler la puissance mais pour doubler ou tripler l’autonomie si l’on parvient à autoriser la descente des fagots dans le deuxième et le troisième tube seulement quand le précédent est vide.

Rocket stove définitif en tube carré de 180mm

Je l’ai fabriqué à l’identique du prototype, la section du tube carré est passée de 120 à 180mm afin d’augmenter la puissance.
La cuve inox contenant l’eau a une capacité de 60 litres.
Comme cela est visible sur les photos, on retrouve le même matériel que sur une chaudière classique (il a d’ailleurs été récupéré, en grande partie, sur mon ancienne chaudière à gaz). Vous apercevez, une pompe de circulation, un vase d’expansion, un manomètre, une arrivée d’eau pour compenser les pertes d’eau dans le circuit, une purge d’air, un serpentin en inox…
Comme la maison est de plain pied, il n’est pas envisageable d’utiliser seulement le phénomène de thermosiphon pour assurer la circulation de l’eau dans les radiateurs. Une pompe de circulation est indispensable.
Cependant, on peut remplacer la pompe de circulation en 230V par un modèle équivalent en 12V. Cela permettrait, grâce à des batteries, l’utilisation du rocket même en cas de coupure d’électricité.

J’ai utilisé une dizaine de fois, le rocket stove bouilleur en tube de 180. Les radiateurs ont chauffé correctement et la température dans la maison était uniforme.

Il me semble important de déduire que le retour d’expérience est donc partiel car utilisé pour chauffer des espaces de la maison non utilisés au quotidien , il est fort probable qu’un usage quotidien apporte des éléments nouveaux

Le rocket s’est emballé une fois, alors que les deux tubes de chargement étaient remplis, le tube horizontal dans la zone du foyer est devenu rouge. J’ai immédiatement fermé l’arrivée d’air primaire pendant quelques minutes, le temps que la température redescende, puis j’ai ouvert à nouveau la trappe d’air primaire, la combustion a repris son régime de croisière.

Ce que nous apprends cette partie c’est que l’usage de ce type de rocket nécessite une attention et un contrôle de la part de l’utilisateur.ice. Des sécurités sont pour moi obligatoire (groupe sécurité pour surpression, jauge température avec alarme, soupape …)


Pendant cet emballement, la température de l’eau n’a pas atteint l’ébullition. Des sécurités pourraient être tout de même imaginées pour protéger le rocket et la tuyauterie du chauffage central :

  • une sécurité sur la trappe d’entrée d’air primaire : un électroaimant maintiendrait le volet dans la position ouverte grâce à l’alimentation électrique d’une bobine aimantant la trappe en position haute. En cas de surchauffe, un bilame ou « Clixon » couperait l’alimentation de la bobine et la trappe tomberait par gravité. on peut aussi se passer d’électricité pour commander la fermeture de cette trappe en utilisant la dilatation d’un tige métallique. Si elle dépasse une certaine longueur en raison d’une montée en température, elle provoquerait le décrochement du système mécanique de maintien de la trappe qui tomberait par gravité.
  • une sécurité sur la pompe de circulation : pour éviter tout risque d’endommager le circuit de chauffage central (qui est en PER dans mon cas), il est possible aussi de placer, en série sur l’alimentation de la pompe, un « clixon » qui couperait l’alimentation de la pompe si la température de l’eau du réservoir d’eau dépassait 80°C par exemple.

Une autre solution offrant un niveau de protection supérieur peut être envisagée pour protéger des surchauffes. Elle consisterait à placer une alimentation en eau froide commandée par électrovanne pour refroidir l’eau de la cuve si elle dépassait la température de 80°C. Un « Cixon » normalement ouvert alimenterait l’électrovanne. En cas de dépassement de température, le « Cixon » deviendrait « passant » et commanderait l’ouverture de l’électrovanne. L’eau froide viendrait immédiatement se mélanger à l’eau chaude de la cuve pour la refroidir. Une temporisation fermerait l’électrovanne au bout de 5 minutes. Cette deuxième solution demande l’installation d’un trop plein sur la cuve inox.

Une précision importante concernant la sécurité des personnes : la cuve en inox pleine d’eau n’étant pas fermée de façon étanche, il n’y a pas de risque de montée en pression ni d’explosion en cas d’ébullition.

Par contre les serpentins inox sont en circuit fermé même si en théorie l’eau ne peux pas monter a plus de 100°C il est impératif de prévoir un groupe de sécurité contre la surpression.

Les sécurités envisagées ont pour mission de protéger les tuyaux de l’installation de chauffage pas de protéger les personnes et les biens des risques d’explosion à proximité du rocket.

Utilisation

  • L’utilisation du rocket est simple, elle ne demande aucun entretien particulier. Voici les étapes à suivre pour lancer une flambée :
  • fabrication des fagots avec des liens en fil de fer
  • enlèvement des cendres de la combustion précédente et des fils de fer en retirant le cendrier. Il est à noter qu’on ne peut pas retirer le cendrier si l’un des tubes, au moins, n’est pas vide.
  • Chargement du tube d’alimentation principal qui mesure 125 cm (le plus proche du tube vertical) avec des bois de grosse section (4 ou 5 cm de diamètre) mais pas de gros rondins. L’expérience m’a enseignée que si je place dans le tube de chargement des rondins entiers de bois de diamètre environ 15cm le feu s’éteint (même si j’ai pris la précaution de placer ces rondins au dessus de 2 ou 3 fagots de petit bois censés créer un lit de braise dans le foyer).
  • chargement du tube d’alimentation secondaire (le plus proche de l’entrée d’air primaire) avec du petit bois pour faciliter seulement l’allumage ou avec des fagots de bois de grosse section en vu de doubler la puissance de chauffe.
  • mise en route de la pompe pour faire circuler l’eau
  • allumage du foyer par la trappe d’entrée d’aire primaire. Il est souvent utile d’enlever le bouchon placé sur le « T » d ‘évacuation des fumée et d’enflammer une feuille de papier journal avant de replacer le bouchon de façon à amorcer le tirage.

Il est évident qu’il serait judicieux de placer ce rocket à l’intérieur de la maison (ce qui n’est pas possible chez moi) de façon à profiter de la totalité de la chaleur produite par la combustion et pas seulement d’une partie de celle transmise à l’eau.

Quelque chiffres


L’IA nous donne les chiffres suivant au niveau des rendements :
– rendement de combustion d’un rocket stove : 90 %. Par précaution, je prends en compte 80 % dans mes calculs
– pour un rocket stove bouilleur sans isolation extérieur du bidon et un montage « cuve dans cuve », le pourcentage d’énergie communiqué à l’eau de la cuve par rapport à l’énergie théorique totale contenu dans le bois se situe ente 35 et 45 %. Le serpentin en inox qui est plongé dans la cuve capte une partie seulement (qu’il serait intéressant de quantifier par des tests) de ces calories présentes dans l’eau. Par précaution, je prends en compte  35 % dans les calculs ci-dessous.

A noter que ce calcul ne prends pas en compte les perte thermique entre la cuve et l’extérieur quand le rocket est éteint et les pertes thermique des tubes entre la cuve et la partie chauffé (passage extérieur et traversée de mur) je serais donc moins optimiste de mon coté sur le rendement utile transmis a l’intérieur de la maison

Les chiffres présentés pour les 2 rockets ont été observés avec un chargement d’un seul tube d’alimentation.
Le deuxième tube a seulement été chargé d’un ou 2 fagot de « petit bois » pour faciliter l’allumage. Ces fagots ont été comptabilisés dans la consommation de bois.

– Le prototype consomme environ 1 kg de bois par heure
Je place dans le tube de chargement 3 fagots qui pèsent au total 3,5kg, le feu tient 3H30 environ
La puissance théorique avec un rendement de 80 % est d’environ 4000 x 0,8 = 3200W
La puissance transmise à l’eau si elle représente environ 35 % de la puissance théorique contenu dans le bois est de 4000 x 0,35 = 1400W

– Le gros rocket stove bouilleur sur une période ou je l’ai surveillé a consommé 44,32 kg de bois en 10H45
Sa puissance avec un rendement de 80 % est de 4000 x 44,32 / 10,75 x 0,8 = 13192W
La puissance transmise à l’eau si elle représente 35 % de la puissance théorique contenu dans le bois est de 4000 x 44,32 /10,75 x 0,35 = 5772W

Améliorations

L’utilisation quotidienne du rocket stove bouilleur permettrait certainement d’appréhender beaucoup plus finement que je ne l’ai fait :

  • les réglages des entrées d’air (qui pour permettre un rendement optimum devrait être dimensionné avec des test d’analyseur de combustion)
  • l’influence de la qualité du bois utilisé (pour ma part, uniquement du cyprès qui n’est pas une référence…)
  • la fabrication des fagots (sections maximales, comparaison de différentes essences…)

Je n’ai pas essayé de remplacer les fagots de bois par des plaquettes forestières ou des granulés de bois. C’est peut-être possible moyennant quelques modifications.

Je lance quelques idées d’améliorations :

  • L’évacuation de la vapeur d’eau contenue dans le haut des tubes de chargement est peut être possible. L’effet ne pourrait être que bénéfique puisque la capacité calorifique du bois diminue quand son pourcentage en eau augmente. Bien entendu, au fur et à mesure que le bois se rapproche du foyer, la température augmente et chasse dans la partie haute du tube l’eau qu’il contient. Il serait certainement profitable d’éviter cette phase de reprise d’humidité. Si cela est techniquement possible, il serait envisageable de remplacer les liens en fil de fer des fagots par des liens végétaux qui seraient consumés entièrement en même temps que le bois. S’il n’y a plus de gonflement du à la présence simultanée de forte chaleur et d’eau, mais seulement une chaleur dépourvue d’humidité, plus besoins de liens résistants mécaniquement, une ficelle végétale suffirait peut être.
  • ll serait intéressant d’observer quelle partie du rocket va se percer en premier afin de prévoir, soit une protection, soit un remplacement aisé de la partie la plus exposée, soit l’utilisation dans les parties concernées de matériaux réfractaires ou seulement plus épais.
  • Les bidons pourraient être isolés par l’extérieur. Cela ne peut qu’améliorer le rendement. Un deuxième avantage de cette isolation serait d’éviter les condensations à l’intérieur du bidon (bistre) qui accélère l’oxydation.
  • Pour augmenter l’autonomie, il serait intéressant d’étudier la possibilité évoquée plus haut, d’autoriser la descente du bois dans le foyer seulement quand le tube précédent est vide. Pour chauffer en continu, sans intervention humaine, pendant 8 heures, il suffirait de remplir de fagots 2 tubes suffisamment longs pour assurer 4 heures de combustion chacun. Deux chargement quotidien suffiraient à assurer le chauffage sur une journée. Le troisième chargement serait celui du matin avec l’évacuation des cendres.

Conclusion

Ce retour d’expérience laisse entrevoir la possibilité qu’un Rocket Stove bouilleur « auto-construit » puisse remplacer une chaudière fossile, même sur une installation de chauffage central classique. Le passage d’un foyer de 120mm à 180mm a permis de franchir le cap de la puissance nécessaire pour une maison de 150m².

Les défis restants concernent principalement l’automatisation de la sécurité (gestion de la surchauffe) et l’optimisation de l’autonomie.

Pour la suite, l’isolation de la jupe et l’expérimentation d’un troisième tube d’alimentation séquentiel sont les pistes les plus sérieuses pour transformer ce prototype en une solution de chauffage bois confortable.

Si vous êtes intéressez par le projet vous pouvez contacter Laurent à l’adresse suivante :

Des nouvelles fiches et plans pour les rockets cuiseurs Oxalis

représentation d'un plan de l'interface marmite

Cela fait trois ans que nous faisons des rockets cuiseurs modèles Oxalis. Du coup forcement nous (grâce a des retours stagiaires notamment) avons modifié / adapté / amélioré des petits détails sur ces rocket déja très efficaces. Et surtout on a réalisé des documentations spécifique pour nos stages. Et on a mis pas mal de temps avant de publier ces nouveau plan et fiches.

MAIS LES VOICI !

Un remerciement spécial a Titouan en service civique qui a grandement participé a l’élaboration de ces documents et à Lise pour les dessins.

Modifications Zéphyros & Co:

  • Plusieurs interfaces sont déclinés (grand ou petit wok, marmite) avec leurs spécificités
  • Option coude fumisterie amovible pour transport
  • Poignées sur interface pour transport
  • Interface marmite avec support en tube carré pour meilleurs durabilité
  • Mono languette sur les interfaces wok pour protéger la laine céramique
  • Équerres de centrage pour interfaces
  • 2 Trou d’arrivée d’air a 120° pour éviter courant d’air traversant
  • Déflecteur simplifié pour petit wok
  • Augmentation hauteur arrivée d’air pour gestion de l’accumulation de braise

Recueil de fiches/plans brûleurs oxalis

https://atelierduzephyr.org/wp-content/uploads/2025/04/FichesBruleurOxalis.pdf

Recueil de fiches/plans interfaces wok et marmite oxalis

https://atelierduzephyr.org/wp-content/uploads/2025/04/FichesInterfaceOxalis.pdf

N’hésitez pas à nous faire vos retour sur ces fiches que l’on a essayé de faire aussi complètes que possible mais qui peuvent malgré tout contenir des erreurs / imprécisions.

Fabrication de toilettes sèches dans un camping du Morvan

cabane toilettes seches sur cuve
cabane toilettes seches sur cuve

Au début de l’année 2025, nous avons eu une sollicitation plutôt inhabituelle. Le camping des mésanges, basé au cœur du parc du Morvan nous a contacté après avoir vu des toilettes sèches fabriqués chez un de nos membre (basé sur le modèle de celle de Alter eco 30 ). La demande : concevoir et fabriquer des toilettes sèches sur cuves dimensionnés pour une activité saisonnière : les toilettes seront utilisés de manière intensive en saison et auront le temps de composter pendant la saison basse.

Toilette sèche cuve low tech aération compostage Paul CC- BY-NC-SA
Les toilettes sèches construites en 2020 chez Paul, un des salarié de l’association

Ni une ni deux, nous voila en train de réfléchir a 2 toilettes sèches sur 2 cuves de 1400L pour une utilisation saisonnière avec pré-compostage en cuve.

Le concept de ces toilettes est initialement d’avoir 2 cuves, de remplir une des 2 cuves ( qui sera dimensionnée pour être remplir au bout de 6 mois à 1 an). Une fois la cuve remplie, on change la cuvette de place et on commence à remplir la seconde cuve. Une fois la seconde cuve remplie, on peut vider la première qui a déjà partiellement composté. Finie la corvée de vider le seau des toilettes sèches ! Cela permet d’évacuer une matière plus sèche, moins odorante et en moindre quantité. Pour ce qui est du camping, l’utilisation étant saisonnière, les 2 cuves seront utilisées en saison haute et les 6 mois hors saison permettront d’effectuer le pré-compostage.

Schéma simplifié des toilettes – Atelier du Zéphyr – License CC- BY SA

Dans les 2 cas, 6 mois à 1 an ne sont pas suffisant pour composter entièrement les déjections et éliminer les agents pathogènes (il faudra au total 2 ans de compostage avant de réutiliser le compost de toilettes sèches). Il faut donc prévoir un autre bac de compost pour pouvoir y vider les toilettes lors de leur maintenance.

Grâce aux retours d’usage de notre membre, nous avons pu intégrer pas mal de petites améliorations à la conception de cette nouvelle version (en concertation avec l’équipe du camping):

  • Ventilation électrique pour enlever les odeur même par temps froids ( la V1 utilisait un tirage thermique)
  • Piège a mouche pour ne pas être incommodé
  • Portes de cuves en 2 partie pour inspection et vidange
  • Évacuation directe des urines dans le système d’épuration du camping
  • Modification du facteur de forme des toilettes (ratio surface au sol vs hauteur pour éviter une trop grande prise au vent et un effet sucette)

Ainsi que des modifications pour faire des toilettes adaptés à un lieu touristique en usage intensif :

  • Assise inox lessivable et intérieur peint en noir(et qui ressemble visuellement a des toilettes classique)
  • Dalle béton avec pente pour nettoyage régulier à grandes eaux

Après 2 semaines de chantier, nous partageons ici le compte rendu du chantier et photos pour réaliser ces toilettes sèches sur cuve. En espérant que cela vous donnera des idées !

Si ce genre de réalisation vous intéresse, nous pouvons en discuter pour organiser un chantier sur votre lieu, n’hésitez pas à nous contacter !

Les toilettes terminés !

Compte rendu de chantier, plan et tableur

Ressources et inspirations

Publication du travail de l’association Hydr’Open

Turbine auto-construite Low tech

Lors de mon service civique à l’atelier du Zéphyr, un de mes objectifs était de participer à expérimenter une installation prototype de « turbine hydro-électrique » à partir de ressources de l’association Hydr’Open aujourd’hui arrêtée. Ces ressources avaient été récupérées il y a longtemps par des membres de l’atelier, dans le but d’expérimenter un jour cette low-tech. Chargé de ce projet et en quête d’avantages d’informations, j’ai demandé conseil aux anciens d’Hydr’Open et j’ai ainsi pu récupérer une documentation bien plus aboutie que celle en notre possession.

Cette documentation détaille le travail de l’association pour concevoir et expérimenter une turbine hydro-éléctrique pourvue d’une génératrice similaire à la Piggott. Elle relate de façon exhaustive la démarche de l’association : les réflexions de conception, la fabrication, les premiers tests… etc

Malheureusement, après que je me sois renseigné davantage sur la législation française en vigueur pour l’exploitation de l’eau (terrain privé comme public) la législation (les autorisations qu’elle nécessite) et la durée de mon service civique ne suffisant pas à la réalisation d’un prototype, le choix a été fait, de laisser de côté ce projet en publiant la documentation nouvellement récupérée.

La documentation jointe à cet article, est donc le fruit du travail de l’association Hydr’Open qui ne l’a pas diffusée (parce qu’incomplète) mais après récupération de cette documentation par l’Atelier du Zéphyr, au vu du nombre de conseils / réflexions et des savoirs utiles contenu dans celle-ci, il nous semblait dommage de ne pas la rendre accessible au plus grand nombre (et ce, malgré son inachèvement).

Donc, avec l’accord des auteur·ices et sous réserve de l’acceptation de la clause en première page de la documentation, vous pouvez vous instruire de ce document.

Ecrit par Titouan G. en service civique de novembre 2024 à juin 2025

Un forum pour la cuisson solaire

A l’initiative de plusieurs personnes gravitant autour de la cuisson solaire et suite au franc succès rencontré par le forum des poêles de masse libre. Nous avons le plaisir de vous annoncé qu’un forum dédié à la cuisson solaire vient d’ouvrir ses portes.

Le principe est le même réunir les passionné.e.s , les curieux.ses, les néophytes et les expert.e.s de cuisson solaire pour s’entraider, échanger et progresser ensemble dans la construction et l’utilisation d’engins de cuissons solaires.

Que cela soit les aficionados de tubes solaires, les ravagés des paraboles ou même les passionnés des fours solaires : soyez les bienvenu sur ce nouveaux forum !

Au plaisir de vous croisez sur ce nouveau terrain d’échange !

https://forum.cuisson-solaire.fr

Stage cuiseur solaire 2019 Karnaval Humanitaire – License CC – BY – SA

Collecte de retours d’expériences sur le Poelito : synthèse

On a enfin pris le temps de compiler quelques retours qu’on nous a fait sur des poelitos. Ces retours sont en grande partie positifs sur le fonctionnement du poêle et nous donnent une meilleure idée de son utilisation mais donnent aussi l’envie d’apporter des modifications au modèle proposé en stage en ayant des retours d’expérience concrets.

Ces retours (une dizaine) concernent principalement des poelitos 200 mais aussi deux poelitos 120 et deux poelitos 60, dans différents types d’habitats (tiny house, yourte, mobilhome) de tailles vairées.

(voir le tableau récapitulatif des retours en fin d’article)

Synthèse

Il en ressort que dans des habitations pour lesquelles le poelito est correctement dimensionné (volume adapté et bonne isolation), il suffit à se chauffer à une température confortable durant la journée malgré une baisse pendant la nuit dans la plupart des cas. Deux flambées de 1h30 à 2h par jour permettent de rester autours de 18°C durant la journée, avec une baisse de température pendant la nuit qui peut quand même aller jusqu’à perdre 8~10°C au cœur de l’hiver. Le matin 1h à 2h de chauffe permettent de remonter de 10°C.

Poelito 200 construit en 2021 en stage Atelier du Zéphyr (CC-BY-SA-NC photo par Cédric)

En préchauffant le conduit de cheminée dans le cas où le poêle ou l’habitat est froid (le matin ou après une période d’absence), ou systématiquement dans certains cas les personnes ne rencontraient pas de difficulté de à l’allumage, le tirage se lance bien et il n’y a pas de problème de refoulement.

En revanche dans la moitié des retours qui nous ont été faits la cloche s’est déformée ce qui cause en général une fuite de sable dans le foyer. C’est parfois aussi le tuyau d’alimentation de bois qui se déforme ou dont le joint en terre casse qui cause une fuite de sable. Dans ce cas refaire le joint peut suffire à stopper la fuite. Un des retour fais aussi état de l’usure de la grille du cendrier qui s’use avec le feu.

Cloches de poelito déformées (CC-BY-SA-NC photo par Cédric et Guillome)

Dans deux des cas rapportés la cheminée interne s’est fissurée ou cassée, c’est sûrement possible de la réparer en la ceignant de feuillard ou de fil de fer car le manque d’étanchéité n’est pas critique mais elles ont été refaites en béton chamotte.

Grille de cendrier après 2 ans d’utilisation (CC-BY-SA-NC photo par Cédric)

Essai de modification, cloche en béton

Dans deux des retours collectés une expérimentation a été faite dans le but d’augmenter la masse du poelito, et qui solutionne du même coup les problèmes de fuite de sable et de déformation de la cloche. Cet essai a été de remplacer le sable du poelito par un moulage en béton. Afin de conserver la propriété déplaçable du poelito il est coupé en deux horizontalement, en deux morceaux d’approximativement 140kg chacun qui restent déplaçables comme un poelito vidé de son sable. Dans un des cas les deux parties sont maintenues ensembles et jointées par un cerclage en acier et une tresse de 5mm, dans l’autre cas avec un joint argile/sable. Ainsi le poelito reste déplaçable, gagne en masse et donc restitue sur plus longtemps la chaleur accumulée pendant la flambée, et gagne aussi à priori en longévité en esquivant le problème de la déformation de la cloche en tôle en la remplaçant par une cloche en béton.

Nous allons donc proposer cette modification dans les prochains stage poelito, car elle permet de résoudre le principal problème que nous avons constaté dans les retours collectés qui est la déformation de la cloche et les fuites de sable qui peuvent arriver assez rapidement après une utilisation quotidienne du poelito.

Méthodologie

Ces retours on été collectés par mail en contactant des anciens et anciennes stagiaires de l’Atelier du Zéphyr, ainsi que sur le forum poele de masse (https://forum.poeledemasse.org/c/poelito/6) et en appelant des personnes dont nous savions qu’elles avaient construit et utilisaient le poelito.

Détail des retours

Retour de Sam : mon installation de chauffage avec un Poelito

Introduction

Hello, aujourd’hui je vais vous parler de mon installation poelito, c’est le deuxième hiver que je passe avec.

Contexte

La maison fait 35m2 sur 2 niveaux et 2m sous plafond, ça fait un total de 70 m3 à chauffer (c’est un peu au dessus de la limite haute d’un Poelito, il est donc un peu sous dimensionné). Elle est située en Haute-Loire à 800 m d’altitude. Celle-ci est bâtie en pierre, un peu isolée par l’intérieur, (laine de verre + placo). Les menuiseries ne sont pas toutes neuves (une dizaine d’années), mais en double vitrage. D’après le calcul de déperdition (disponible sur le site d’oxalis), nous avons besoin d’un poêle d’environ 3 kW pour compenser les pertes calorifiques au plus froid de l’hiver et obtenir un confort de 18°C à l’intérieur.

Le modèle qui a été installé est le Poelito 200L (le plus gros) avec deux grosses flambées par jours ça devrait suffire à chauffer suffisamment la pièce du bas (mais peu de chance de chauffer l’étage). Le conduit de sortie fait 4,3 m de haut, il est gainé, mais non isolé dans un conduit maçonné, le diamètre de la gaine est de 160mm.

L’habitante de la maison travaille la journée, elle peut donc faire un feu, tôt le matin et le soir.

Les différentes itérations

La version 1

Dans un premier temps, le poêle a été positionné proche du conduit dans le coin de la pièce. C’est la solution de facilité. Le tirage s’effectue rapidement, pas forcément besoin d’allumer un feu dans le conduit de sortie. Cependant, il faut savoir que le poelito, contrairement à la plupart des poêles, rayonne beaucoup à l’arrière, il faut à tout prix éviter de le positionner contre un mur. Si ce n’est pas possible autrement, il faudra mettre une plaque rayonnante derrière celui-ci (plaque en aluminium réfléchissante ou en inox poli…)

Problèmes rencontrés :

  • Refroidi trop vite (pas assez d’inertie)
  • Ne rayonne pas assez dans la pièce

Ces deux problèmes sont tels qu’il faut recourir à un chauffage électrique pour compenser le manque de chaleur.

Le poele situé dans le coin de la pièce ne suffit pas à la chauffer

La version 2

L’idée ici est de déplacer le poêle au centre de la pièce, et pour relier le poêle au conduit, nous allons construire un banc de masse qui va venir apporter un peu plus d’inertie et permettre de rayonner plus longtemps. De plus, en étant assis sur le banc, on bénéficie du maximum de la chaleur du poelito.

La position du poêle est plus centré créant une zone de confort plus grande

Quelques détails sur la banquette.

Cout de l’opération :
-130 briques en terre crue (achat) : 140€
-4 dalles carreaux briques remplie d’argile pour l’assise : Recup’ + 1 achetée à 4€
-4 dalles de béton cellulaire pour l’isolation du sol : 16€
-3 briques plâtrières (linteaux passage de conduits) : récup’
– du sable et de l’argile pour le mortier : presque gratuit
– laine céramique et tôle pour la trappe : 2€
– 1 conduit inox supplémentaire : 30€
– de la laine de roche pour l’isolation du mur : 1m2 : Récup’
Total : env. 200€
Poids total du banc (enduit compris) : env. 400 kg

Problèmes rencontrés :

  • Le banc est trop chaud, l’assise est inconfortable
  • La combustion est instable, les problèmes de refoulement sont fréquent, DANGER !
  • La cuisine sur le poêle est compliqué, il ne chauffe plus assez
Schéma de la banquette en version 2

La version 3

La version 3 permet de palier aux problèmes rencontrés dans la version 2. L’idée ici est d’ajouter une gaine inox diamètre 160 dans le banc pour limiter les pertes en charge et de retirer le coude sous le conduit. Pour améliorer l’alummage, on a décidé de mettre une résistance électrique de chauffe-eau à la base du conduit de sortie, ça permet d’allumer le poêle très rapidement dans n’importe quelles conditions.

Schéma de la banquette en version 3

La résistance utilisée pour ce montage est une résistance de chauffe-eau de 800W (on peut en commander sur NPM.fr) je l’avais sous la main, mais elle n’est pas idéale à mon avis, car trop grande, son installation n’est pas pratique et nécessite du mastic réfractaire (trouvable chez Leroy Merlin) si j’avais eu le choix, j’aurais opté pour une résistance de bouilloire, plus compact est plus « propre » à installer (elle est « vissable »), voici un lien

Résistance de bouilloire pour le préchauffage du conduit à moins de 10€

Cout de l’opération :

  • Résistance de chauffe : récupérée, ou 10 € en neuf
  • Thermomètre : 3€ en neuf.

Les problèmes de cette version :

  • Le ramonage est compliqué, il faut démonter la gaine
  • La résistance reste toujours allumée si on ne la débranche pas (risque de surchauffer le conduit, et dépense d’électricité abusive)
  • Difficile d’allumer le poêle sans électricité

La version 4 (future)

La prochaine version consistera, comme on peut s’y attendre, à trouver des solutions pour résoudre les petits soucis de la version 3. L’idée est de couper la gaine à la base du conduit de sortie et d’y mettre un T avec un angle 45° (pour limiter les pertes de charges) ainsi le ramonage ne nécessitera pas de démontage fastidieux. L’ajout du même T est prévu également à la sortie du poêle et permettra de ramoner le banc. Niveau allumage, la présence du tampon permettra de faire un petit feu avec de l’alcool et de se passer d’électricité en cas de besoin. Cependant, l’ajout de cette résistance apporte tellement de confort qu’elle va rester et qu’on prévoit d’ajouter un minuteur mural au lieu de la prise.

On tâchera de vous tenir au courant de la suite des évènements !

Quelques remarques diverse sur ce projet

Impacte des enduits sur le confort thermique : au cours de ces différentes modifications, nous avons également changé les enduits de la pièce. Il s’avère que les enduit ont un grand impact sur le confort thermique. La tapisserie blanche amenait du froid dans la pièce, l’ajout d’une mince couche de chaux-argile (couleur finale sur des marrons) est bénéfique.

La couleur du poêle est très importante ! Le poêle de la version 1 était acier brillant (la peinture du bidon avait été retirée à la meuleuse) nous l’avons culotté avec de l’huile de friture. Cette technique l’a rendu brun mat. Il rayonne ainsi mieux dans la pièce. Un matériau réfléchissant n’est pas rayonnant !

Conclusion

On est désormais satisfait de notre installation, même si peut-être qu’un poêle un peu plus gros apporterait un peu plus de confort, il est par exemple très compliqué d’amener de la chaleur à l’étage, mais ça, c’est un autre sujet ! A venir…

Ouverture du forum du poêle de masse open source

Cette semaine c’est le lancement du forum du poêle de masse open source.

Cela fait maintenant plusieurs mois que nous participons de concert à l’élaboration d’un forum autour des poêles de masse en open source, avec plusieurs autres aficionados du poêle de masse en autoconstruction : Les poêles Uzume, Agir low tech et le MiniMasse, David Mercereau un des promoteurs du MiniMasse et du Poelito, des membres d’Oxalis et leur poêle finlandais autoconstruit.

Ce forum est gracieusement hébergé par l’AFPMA.

  • Pourquoi donc un forum pour les poêles de masse open source ?

À voir la liste ci-dessus, un certain nombre de poêles de masse open source sont diffusés sur internet et en formation (et encore ils ne sont pas tous là). L’idée de ce forum est de regrouper sur une seule plateforme les différentes communautés intéressées par ces poêles de masse (auto-construction, artisanat, formation…) et permettre le partage des savoirs et questionnements entre les unes et les autres.

  • Et le Zéphyr dans tout ça.

L’Atelier du Zéphyr propose actuellement des formations à la fabrication de Poelito ainsi que des chantiers accompagnés de construction de poêle Uzume. C’est dans ce cadre que nous participerons à ce forum notamment en répondant aux questions sur le Poelito et dans une moindre mesure à celles sur les poêles Uzume.
De plus nous souhaitons bientôt proposer des formations autour du MiniMasse de Agir Low tech.

  • Ce qui va changer concrètement

Nous recevons beaucoup de sollicitations par mail, notamment des questions techniques et pratiques sur le Poelito. Dorénavant nous redirigerons une grande partie de ces questions vers le forum pour que les échanges soient publics et appropriables par d’autres personnes. Ainsi le temps passé à répondre aux sollicitations sera profitable à toutes et tous ! Formidable !

Stage Poelito 2021 – Source : Aurelie Guibert – License Creative Commons BY SA NC

Un projet de brasserie au feu de bois

Début 2021, nous avons été contacté par plusieurs micro-brasseries (existantes ou en lancement) désireuses de se lancer dans le brassage au feu de bois. Un groupe de travail trans-régional s’est donc monté avec pour objectif final de développer et fabriquer un poêle à bois type batchrocket pour la chauffe d’un volume de 1000L d’eau intégré dans une installation de micro-brasserie professionnelle. A terme, ce système pourra être documenté et servir à d’autres micro-brasseur·se·s soucieux·ses de se lancer dans la brasserie feu de bois.

Le groupe se constitue avec :

  • L’Atelier du Zéphyr, qui a déjà une petite expérience dans le brassage amateur et pourrait profiter de ce prototypage pour développer une petite installation de brasserie, qui servirait de démonstrateur et ajouterait une activité de brassage à l’association.
  • La Brasserie de l’Éclaircie, en cours de lancement, dont la volonté est de monter une brasserie alimentée au feu de bois. Située en Bretagne, elle est constitué de 3 personnes souhaitant créer leur activité professionnelle autour de ce projet.
  • La Brasserie Phylum Fungi, implantée à Saint-Étienne, qui souhaite se reconvertir au feu de bois.
  • Le Low Tech Bordeaux, centre de ressources et d’expérimentations dédié à la LowTech en Gironde.
  • Un petit groupe intéressé par la combustion ou le brassage de bière. Notamment, Romain et Thibault, 2 frères qui souhaitent lancer une brasserie alimentée à l’énergie solaire.

Les prémices du projet

Assez rapidement, un chat en ligne et des dossiers partagés sont mis en place pour communiquer en interne au sein du groupe et des réunions régulières permettent de se retrouver. Nous mettons en place des jalons pour pouvoir expérimenter nos systèmes sur de plus petites quantités avant d’avoir une installation avec une cuve de 1000L. Plusieurs thèmes sont abordés : les normes d’installation et de sécurité, la gestion des intrants, sortants, du voisinage, le prototypage et la R&D, le financement des installations… Des recherches autour de la documentation disponible et des brasseries existantes au feu de bois sont lancées pour documenter les différentes démarches.

La sobriété au cœur du projet

Si l’objectif est d’élaborer des solutions pour produire 1000L de bière à l’aide d’énergie renouvelable, la question du stockage (du bois!) devient vite centrale. Car la bière que l’on consomme nécessite un procédé particulièrement énergivore pour sa production en grande quantité. Dès l’origine du projet, il est prévu de concevoir un foyer efficace selon les principes de conception des poêles rockets (une piqûre de rappel avec notre article sur la combustion) pour maximiser le rendement de l’installation. Mais d’autre solutions sont aussi étudiées pour réduire l’énergie utilisée dans la fabrication de la bière :

  • L’utilisation de recettes moins énergivores. A l’image de la brasserie Phylum Fungi qui propose des bières « sans ébullition » depuis l’ouverture de leur brasserie fin 2020. Ces recettes permettent de produire des bières de qualité en utilisant beaucoup moins d’énergie. Si le système que nous concevons doit permettre les recettes traditionnelles, ces recettes économes nous permettront dans les différents projets une économie de bois conséquente.
  • L’utilisation de l’énergie solaire, qui semble une énergie très prometteuse pour le préchauffage de l’eau. Certains membres du projets prévoient même la mise en place d’une brasserie entièrement solaire.
Prototype de la brasserie de l’éclaircie avec une cuve de 35 L

De la conception aux premiers prototypes

La conception de différents modèles commence : un premier prototype de 35L est réalisé par la brasserie de l’Éclaircie. Il s’agit d’un poêle maçonné qui servira de maquette qui préfigure la réalisation d’un poêle plus imposant. Après plusieurs flambées, le poêle a permis de faire quelques brassins, mais surtout d’identifier plusieurs défauts de conceptions qui permettront d’avancer.
En parallèle, l’Atelier du Zéphyr expérimente sur des solutions de chauffage de l’eau avec un ballon de 100L. Le Low Tech Bordeaux commence le développement d’un banc d’essai de mesure de gaz qui pourra ensuite être partagé et permettre à des projets petits budgets de mesurer leurs émissions. Toutes les étapes de conception et expérimentations sont documentées et discutées grâce aux différents outils mis en place dans le groupe.

Prototype de Chauffe-eau 100L

Une bonne partie de l’équipe impliquée dans le projet se rencontrera finalement lors des Rencontres Pyromaniaks organisées sur le lieu de l’Atelier du Zéphyr du 27 septembre au 3 octobre. Ce fut l’occasion de discuter des différentes conceptions en cours et d’interroger les professionnel·le·s et passionné·e·s de la combustion et de l’autoconstruction présent·e·s lors de ces rencontres pour les affiner.

Et la suite ?..
Pour l’instant, l’Atelier du Zéphyr et la Brasserie de l’Éclaircie prévoient tout 2 de se lancer dans la fabrication d’un plus gros système : 250 L pour l’un, 400L pour l’autre. Ces système seront cette fois-ci intégrés dans des installations de brassage et permettront de produire de la bière pendant une période s’étalant sur plusieurs mois. Après cela, en ayant présenté nos retours d’expériences et après avoir identifié les avantages et inconvénients de ces installations, nous entamerons la conception d’un système encore plus important avant de peut-être diffuser notre solution à d’autres artisan·e·s brasseur·se·s !

Le prototype 400L de la brasserie de l’Éclaircie